Un édifice, un village, une mémoire vivante — du prieuré mérovingien aux cloches qui sonnent encore chaque jour sur la vallée rhodanienne


L’église Saint-Blaise est l’église catholique du centre de Saint-Rambert-d’Albon, 6 rue de l’Église. Un prieuré est mentionné dès le haut Moyen Âge ; le premier édifice daté avec certitude remonte à 1555. L’église a été agrandie au XIXe siècle, notamment en 1843 et 1860. Elle conserve trois cloches, dont une de 1755, une fresque de Maurice Fébrinon (1999) et la Vierge du Vœu liée à 1944.

Messes, baptêmes et accueil de la cure : fiche de la paroisse Notre-Dame de la Valloire.

Voir aussi : Histoire et patrimoine · Saint-Blaise et la foire du 3 février.

Il y a des lieux qui résistent au temps. Des édifices qui, sans chercher la grandeur, l’atteignent par accumulation — de prières, de pierres, de générations. L’église Saint-Blaise de Saint-Rambert-d’Albon est l’un d’eux. Plantée au cœur du village depuis le VIIe siècle, construite par étapes jusqu’au XXe, ornée d’une fresque contemporaine et gardée par trois cloches dont l’aînée date de 1755, elle raconte quatorze siècles d’histoire rambertoise avec une cohérence rare.

Faisons-en le tour — pierre par pierre, date par date.

Un grand merci à Danièle Robin Ternier pour les informations précieuses transmises sur l’église, en particulier sur les cloches du clocher de Saint-Rambert-d’Albon, qui enrichissent considérablement ce récit.


Quelles sont les origines de l’église Saint-Blaise ?

Du prieuré mérovingien au monticule actuel : une histoire qui commence au VIIe siècle

L’histoire de l’édifice est plus ancienne encore que sa construction visible. Le document historique affiché dans l’église elle-même l’indique clairement : entre l’an 600 et l’an 900, les bénédictins de l’Île-Barbe fondent le prieuré de Faucemagne — nom originel de l’actuel Saint-Rambert. Ce prieuré, plusieurs fois détruit suite aux guerres et invasions, fut chaque fois reconstruit. Sa dernière implantation fut le monticule même où se trouve l’église actuelle.

Ce prieuré bénédictin, rattaché à l’abbaye de l’Île-Barbe près de Lyon, constituait un établissement religieux et économique structurant pour le territoire. Les moines assuraient les offices liturgiques, administraient les terres agricoles et percevaient les dîmes auprès des paysans locaux. Saintrambertdalbon

Au XIIe siècle, l’abbaye de l’Île-Barbe possédait une vaste étendue de propriétés et prieurés, notamment dans le Dauphiné. La richesse et l’organisation de ses domaines ont contribué à pérenniser des lieux comme Saint-Rambert-d’Albon. APPARTENANCES

La chapelle de 1555 : le premier édifice daté avec certitude

Le document patrimonial exposé à l’intérieur même de l’église est formel : la plus ancienne partie conservée — l’abside, le chœur et les petites chapelles latérales — date de 1555. C’est cette date qui fait foi pour la partie la plus ancienne de l’édifice actuel.

Les habitants de Saint-Rambert s’étaient contentés pendant longtemps d’une simple chapelle, construite sous le nom de Notre-Dame de la Pitié et placée sous le vocable de Saint Blaise. C’est elle qui constitue la nef centrale de l’église actuelle. Cef

Découvrez l'histoire fascinante de l'Église Saint-Blaise de Saint-Rambert-d'Albon (Drôme) : de sa chapelle de 1515 à son agrandissement par le Curé Chaumont au XIXe siècle, jusqu'à la fresque contemporaine de Maurice Fébrinon (1999). Un joyau du patrimoine rambertois.
Découvrez l’histoire fascinante de l’Église Saint-Blaise de Saint-Rambert-d’Albon (Drôme) : de sa chapelle de 1515 à son agrandissement par le Curé Chaumont au XIXe siècle, jusqu’à la fresque contemporaine de Maurice Fébrinon (1999). Un joyau du patrimoine rambertois.

Sous l’éclat discret du ciel drômois, l’église Saint-Blaise semble contenir, dans la chair de ses murs, la mémoire profonde d’un territoire. De ce modeste sanctuaire, il demeure aujourd’hui la nef centrale, cœur battant d’un édifice où l’antique se fait lumière sur les dalles en damier noir et blanc. Jeanbaptistemesona

Pourquoi Saint Blaise plutôt que Saint Rambert ?

Le paradoxe est savoureux : la commune porte le nom de Saint Rambert, mais c’est Saint Blaise qui en est le saint patron. Saint Blaise, vénéré comme l’un des Quatorze saints auxiliateurs, qui intercédait dans les cas de maladies de gorge, et principalement la coqueluche, les maux de dents et pour les maladies des animaux, fut, bien avant la mort de Rambert, par tradition populaire, invoqué par les paysans locaux. Free La dévotion populaire a parfois ses propres logiques — plus tenaces que les décisions administratives.

Saint Blaise est le patron de l’église paroissiale, tandis que saint Rambert, ou Ragnebert, est le personnage qui a donné son nom à la commune.


Comment l’église a-t-elle été construite et agrandie au fil des siècles ?

L’église et ses abords avant la Révolution

Pierre Martin reprend une description ancienne de l’édifice : l’église mesure alors 17,82 mètres de longueur sur 6,48 mètres de largeur. Construite sur un tertre, elle ne possède encore ni clocher ni escalier d’accès. Un chemin en pente conduit jusqu’à son entrée.

Le premier cimetière se trouve devant l’église, au pied de ce chemin, à l’emplacement de l’actuelle place de l’Église. À proximité se situent la maison curiale et un jardin d’environ un demi-arpent.

Source : Pierre Martin, Histoire de Saint-Rambert-d’Albon, 1976, p. 129.

La Révolution, un legs providentiel et Saint-Rambert commune (1839)

Le document de l’église livre un épisode méconnu. Durant la Révolution, l’église et le presbytère furent vendus à titre de biens nationaux à des particuliers. Plus tard, ils furent rachetés par un curé qui légua la totalité par testament à la commune d’Albon. Ce legs devint effectif en 1835 — quatre ans avant que Saint-Rambert ne devienne elle-même commune à part entière.

Pierre Martin précise que l’église et le presbytère, vendus comme biens nationaux, sont acquis respectivement par Bonnet, de Valence, et Gouberthier, de Saint-Vallier. L’ensemble passe ensuite au curé Charles Rivier. Par un testament daté du 12 mai 1809 et reçu par Me Baborier, notaire à Saint-Vallier, celui-ci lègue les bâtiments à la commune d’Albon.

Le testament impose de réserver durablement la maison curiale, son jardin et les dépendances au logement du prêtre desservant l’église ou la chapelle de Saint-Rambert. Le legs devient effectif en 1835. Dès 1837, le conseil municipal d’Albon reconnaît la nécessité d’ajouter deux chapelles latérales, mais le projet est différé faute de crédits.

Source : Pierre Martin, 1976, p. 129.

C’est le 20 mai 1839 que Saint-Rambert-d’Albon prend son nom actuel, suite à l’ordonnance de Louis-Philippe Ier donnée au palais des Tuileries, lorsque la section dite de Saint Rambert est distraite de la commune d’Albon. Free

1843 : premier agrandissement contraint par la croissance

La naissance officielle de la commune entraîne rapidement une pression démographique. En 1843, on est contraint d’agrandir l’église, vue l’augmentation de la population. Mais cela s’avère vite insuffisant. En effet, la création de la ligne de chemin de fer et de la gare en 1852 provoque l’accélération du peuplement du village.

La gare de Saint-Rambert-d’Albon, inaugurée le 16 avril 1855 sur la ligne Paris-Lyon-Marseille, est rapidement devenue un nœud ferroviaire stratégique. Elle a joué un rôle majeur dans le transport de marchandises et de voyageurs, employant jusqu’à 300 cheminots localement. Jeanbaptistemesona L’afflux de population qui en résulte rend indispensable un nouvel agrandissement.

Les chiffres démographiques historiques éclairent cette nécessité d’agrandissement : Saint-Rambert compte 681 habitants en 1831, 881 en 1841, 1 079 en 1856 et 1 304 en 1861. La croissance est donc particulièrement marquée autour des travaux de 1843 et de 1860. Source : relevé démographique historique de Saint-Rambert.

Les chantiers de 1842 à 1857

En 1842, le conseil municipal de la nouvelle commune juge urgentes la réparation et l’extension de l’église. Il dispose de 1 000 francs provenant de dons privés. L’année suivante, l’architecte Borionne, établi à Sablons, propose deux nefs latérales prolongeant la chapelle jusqu’à l’entrée du chœur. Une quête rapporte 1 233 francs : avec les fonds déjà réunis, elle permet d’abord de construire uniquement la nef sud, sans voûte ni carrelage.

La commune sollicite ensuite une subvention du ministère des Cultes et demande au préfet l’autorisation de lever un impôt supplémentaire de 900 francs sur trois ans. Les travaux, confiés aux Borionne père et fils pour 3 388,68 francs, comprennent le clocher et la sacristie, que Pierre Martin situe vers 1846-1848.

En 1853, l’ancien presbytère est décrit comme presque inhabitable. Un nouveau bâtiment est confié à Frédéric Gerbert, d’Andancette. Achevé en 1857, il coûte 6 027,78 francs, au lieu des 5 200 francs initialement prévus ; le remboursement communal est alors étendu de sept à neuf annuités.

Source : Pierre Martin, 1976, p. 130.

Le curé Chaumont : l’audace comme seule ressource

La municipalité et les paroissiens n’étant pas très riches, le curé Chaumont en charge de la paroisse prit la décision audacieuse de s’adresser, non pas au roi, mais à la reine Marie-Amélie. Le secours attribué fut bien insuffisant mais, à force de quêtes, de legs, d’impôts exceptionnels et de subventions, les travaux furent réalisés. Cef

Ce détail est savoureux : approcher la reine plutôt que le roi. Marie-Amélie de Bourbon-Sicile (1782-1866), épouse de Louis-Philippe Ier, était connue pour sa piété sincère et sa générosité envers les œuvres religieuses. Le soutien royal fut symbolique — mais il ouvrit la voie aux dons et contributions qui permirent d’achever le chantier.

1860 et au-delà : la chronologie complète des travaux

Le document historique affiché dans l’église livre une chronologie précise et vérifiable :

  • An 600-900 — Fondation du prieuré de Faucemagne par les bénédictins de l’Île-Barbe
  • 1555 — Construction de l’abside, du chœur et des petites chapelles latérales
  • 1835 — Le legs testamentaire de l’église à la commune d’Albon devient effectif
  • 1839 — Saint-Rambert-d’Albon érigée en commune par ordonnance de Louis-Philippe Ier
  • 1843 — Premier agrandissement de l’église
  • 1852 — Création de la ligne de chemin de fer et de la gare, accélération du peuplement
  • 1860 — Nouvel et dernier agrandissement
  • 1866 — Construction du grand escalier
  • 1883 — Ajout d’une horloge au clocher
  • 1924 — Création de la Place de l’Église, sur l’emplacement du premier cimetière, jugé insuffisant et trop proche des maisons dès 1846
  • 1960 — Installation d’une horloge électrique
  • Depuis — L’église a connu de nombreux rafraîchissements

Capacité, financement et travaux complémentaires

En 1859, l’église ne peut accueillir que 400 à 450 personnes. L’importance prise par la gare conduit alors la municipalité à prévoir une population proche de 1 400 habitants. Le nouveau plan d’agrandissement est évalué à 10 918 francs et doit être financé par un impôt extraordinaire et une nouvelle demande de subvention de l’État.

Le chantier est confié à deux artisans de Saint-Rambert : Jean-François Berne, maître-maçon, et Jean-Louis Dumaine, maître-menuisier. La dépense finale atteint 15 551,29 francs et nécessite un emprunt complémentaire.

  • 1866 : construction du grand escalier et terrassements, pour 937,25 francs ;
  • 1877 : réparations urgentes de la toiture ;
  • 1883 : legs de 2 000 francs du sieur Dervieux pour une horloge destinée au clocher ; celle-ci est installée vers 1885 par l’entrepreneur Berne.

Source : Pierre Martin, 1976, p. 130-131.

Carte postale ancienne montrant la façade de l’église Saint-Blaise à Saint-Rambert-d’Albon
Façade ancienne de l’église Saint-Blaise à Saint-Rambert-d’Albon.

Les curés de Saint-Rambert depuis 1738

Le document conservé dans les archives de l’Évêché donne les dates de nomination suivantes. Elles ne correspondent pas nécessairement à la totalité de la durée exercée dans la paroisse.

CuréAnnée de nomination
Richard1738
Philibert1763
Rivier1785
Becque1821
Largeron1824
Becque1825
Chaumont1836
Regnault1853
Telmon1868
Raymond1878
Carré1882
Romestaing1893
Reboullet1898
Valette1909
Nemos1914
Muetton1917
Betton1934
Moréon1956
Marnas1960
Uzel1973
Source : « Liste des curés de St-Rambert », Archives de l’Évêché. Les annotations manuscrites postérieures à 1973 ne sont pas reprises faute de lecture suffisamment certaine.

Que peut-on découvrir à l’intérieur de l’église ?

Une architecture sobre et lumineuse, lisible dans l’espace

L’intérieur frappe par sa clarté et son équilibre. Les trois nefs sont séparées par de larges arcs en plein cintre qui rythment l’espace et guident naturellement le regard vers le chœur surélevé. L’église se distingue par son architecture élancée, ses vitraux historiés représentant des scènes bibliques et son mobilier liturgique témoignant de la piété populaire. Saintrambertdalbon

Carte postale ancienne de l’intérieur de l’église Saint-Blaise à Saint-Rambert-d’Albon
Vue ancienne de la nef et du chœur de l’église Saint-Blaise.
Vue actuelle de la nef centrale et du chœur de l’église Saint-Blaise à Saint-Rambert-d’Albon
Vue actuelle de la nef centrale et du chœur.

Le plan en croix latine, orienté vers l’est — vers le Soleil levant, symbole du Christ ressuscité — structure l’ensemble. Parmi les éléments remarquables :

  • Le dallage en damier noir et blanc — son motif géométrique souligne la perspective de la nef vers l’autel
  • Le chœur surélevé — dégagé et moderne, avec son autel en pierre massive
  • L’ambon — lieu depuis lequel sont proclamées les lectures de l’Écriture sainte et l’Évangile
  • Les chapelles latérales — abritant statues et niches dévotionnelles
  • Les fonts baptismaux — soulignant l’importance du sacrement à l’entrée de l’édifice
  • La voûte en berceau — couronnant la nef centrale de son arc continu
  • Les confessionnaux — le long de la nef, témoins de la vie spirituelle de la paroisse
  • Le tabernacle — au fond du chœur, signalé par une veilleuse rouge, contenant le Saint-Sacrement
  • Le grand escalier — construit en 1866, il structure l’accès au chœur surélevé
  • Les vitraux — fenêtres de lumière, mouvantes selon l’heure et les couleurs du temps

Comprendre l’espace de l’église : une invitation à la lecture symbolique

Le plan pédagogique affiché dans l’église détaille chaque espace et son sens :

  • Les portes — elles marquent l’entrée dans l’église comme l’entrée dans la vie chrétienne
  • Le narthex — situé à l’entrée, lieu de rassemblement des catéchumènes
  • Le bénitier — il contient l’eau bénite qui rappelle le baptême
  • La nef — du latin navis (vaisseau), espace le plus vaste, pour accueillir le peuple de Dieu ; elle invite à marcher vers l’est, vers la lumière
  • Les croix — deux types sur les piliers et les murs : les 12 croix peintes rappellent les onctions de la consécration de l’église par l’évêque ; les autres, accompagnées de représentations, constituent les 14 stations du chemin de croix
  • La croisée du transept — point de croisement entre la nef et le transept, lieu des temps forts de l’existence des baptisés : baptême, communion, mariage, funérailles
  • La chaire — lieu où le prêtre explique la Parole de Dieu
  • L’autel — du latin altare (élevé), table du repas partagé où le Christ s’offre en sacrifice et en communion
  • Le siège du célébrant — il évoque, vide, la présence invisible du Christ
  • Le cierge pascal — allumé lors de la Vigile pascale, symbole du Christ vivant pour toujours ; rallumé lors de chaque baptême ou pour les funérailles
  • Le transept — il forme une croix avec la nef, donnant à l’édifice son plan en croix latine

La fresque de Maurice Fébrinon (1999) : quand le contemporain dialogue avec l’antique

En 1999, l’église s’enrichit d’une œuvre d’art contemporaine majeure. L’artiste peintre Maurice Fébrinon réalise dans le transept gauche une grande fresque monumentale dédiée à la vie et au martyre de Saint Blaise. L’œuvre illustre les scènes clés de la légende du saint — médecin, évêque, thaumaturge, martyr. Elle assure la continuité de l’expression artistique dans un édifice qui en a fait sa marque depuis cinq siècles.

Fresque de Maurice Fébrinon consacrée à saint Blaise dans l’église de Saint-Rambert-d’Albon
Fresque de Maurice Fébrinon consacrée à saint Blaise, réalisée en 1999.

Les trois cloches du clocher : une symphonie centenaire au-dessus du Dauphiné

C’est sans doute l’une des révélations les plus précieuses de ce récit — et nous en remercions chaleureusement Danièle Robin Ternier, dont la mémoire et la générosité ont permis de reconstituer cette histoire campanaire exceptionnelle.

Le clocher de Saint-Rambert-d’Albon abrite trois cloches, chacune avec son nom, son histoire et sa voix propre. Ensemble, elles forment un carillon vivant qui rythme la vie du bourg depuis des générations. À noter qu’en 1883, une horloge fut ajoutée au clocher, puis remplacée par une horloge électrique en 1960 — modernisation discrète qui n’a en rien altéré le caractère des sonneries traditionnelles.

Ce que rapportent les archives municipales sur le financement des cloches

Selon les archives municipales résumées par Pierre Martin, Jean-Louis Grenier, propriétaire et aubergiste mort en 1853, lègue 1 000 francs à la commune. Cette somme, complétée par une quête de 800 francs, doit financer une cloche commandée à un fondeur lyonnais nommé Guillet dans le livre.

Pierre Martin mentionne également un legs de 1 000 francs effectué en 1899 par « Mme Desportes Andrée, née Robin », grâce auquel une seconde cloche est commandée en 1901 au fondeur lyonnais Arragon. Ces indications documentent le financement communal. Elles sont conservées séparément des noms, dates et inscriptions relevés directement sur les cloches, dont certaines transcriptions diffèrent.

Source : Pierre Martin, 1976, p. 130-131.

La petite cloche : « Saint François de Sales » — 1755, la doyenne

La plus ancienne des trois est aussi la plus discrète. Baptisée Saint François de Sales, elle date de 1755 — soit 270 ans au moment où nous écrivons ces lignes. Elle est antérieure à la Révolution française, au premier Empire, aux deux Restaurations, aux cinq Républiques. Elle a sonné à travers tout cela, imperturbable.

Saint François de Sales (1567-1622), évêque de Genève et docteur de l’Église, patron des journalistes et des écrivains, était une figure de douceur et de persévérance. Un saint qui convient bien à une petite cloche qui dure.

La cloche moyenne : « Jeanne Paule Joséphine » — entre 1900 et 1905

La cloche du milieu porte un prénom composé évocateur : Jeanne Paule Joséphine. Elle fut donnée par Joséphine Robin épouse Desportes, en présence de Monseigneur Cotton et sous la mairie de Lucien Chautant. La superposition des noms de l’évêque et du maire permet de dater sa fonte et sa consécration entre 1900 et 1905.

Ce type de don caritatif — une famille aisée offrant une cloche à sa paroisse — était une pratique courante et honorée à la Belle Époque. La donatrice y attachait son nom et ceux de ses proches, perpétuant leur mémoire à chaque volée.

La grosse cloche : « Notre-Dame de Fourvière » — avril 1854

La plus imposante des trois est une pièce d’histoire à part entière. Elle s’appelle Notre-Dame de Fourvière — référence explicite à la basilique lyonnaise, cœur de la dévotion mariale en Auvergne-Rhône-Alpes. Elle fut donnée par Louise Lescot, fondue par le fondeur Charragon en avril 1854, sous la mairie de Monsieur Moreau de Bonrepos.

1854 : l’année même où le pape Pie IX proclamait le dogme de l’Immaculée Conception. La cloche porte en elle le souvenir d’une époque de ferveur mariale intense.

Comment sonnent-elles aujourd’hui ?

Le rythme des trois cloches structure encore aujourd’hui la vie sonore de Saint-Rambert-d’Albon :

  • Chaque jour — elles sonnent les heures et les demi-heures, de 6h à 22h (silence nocturne entre 22h et 6h)
  • L’angélus — deux fois par jour, à 11h45 et 18h45, appel à la prière hérité de plusieurs siècles de dévotion
  • À la volée — avant les messes dominicales, après les baptêmes, après les mariages
  • Le glas — lors des funérailles, son solennel et grave accompagnant les défunts
  • Le grand silence pascal — elles se taisent du Jeudi saint au dimanche matin de Pâques, conformément à la tradition liturgique

Ce dernier point est particulièrement beau : dans le silence imposé par les jours les plus sacrés de l’année, les cloches de Saint-Rambert-d’Albon observent elles aussi leur recueillement. Puis, au matin de Pâques, elles reprennent leur volée — annonce de résurrection sur toute la vallée rhodanienne.


La Vierge du Vœu : mémoire de la guerre et de la foi

Août 1944 : le vœu de la Libération

La Seconde Guerre mondiale a laissé ses traces dans la pierre et dans la mémoire de Saint-Rambert-d’Albon. En août 1944, la région subit de violents combats lors de la Libération — la commune elle-même avait été attaquée par le maquis en juin 1944. Dans ce contexte d’urgence et d’angoisse, Monseigneur Camille Pic, évêque de Valence, invite les paroissiens de la Drôme à faire un vœu solennel : ériger une statue de la Vierge si leurs vies et leurs biens étaient épargnés par les destructions.

Ce mouvement des « Vierges du Vœu » est caractéristique du département de la Drôme dans ces années de guerre. Il conjugue foi populaire, résistance spirituelle et espoir collectif.

De la souscription au déplacement : une statue toujours vivante

La statue est érigée dans les années suivant la guerre, financée par souscription populaire. Elle constitue un mémorial de la foi rambertoise face à l’histoire. Plus récemment, la Municipalité de Saint-Rambert-d’Albon a procédé au déplacement de cette Vierge du Vœu, la repositionnant à proximité immédiate de l’église Saint-Blaise — décision qui sécurise l’œuvre et l’intègre au cœur patrimonial de la commune.

Vierge du Vœu liée à la Libération de 1944 à Saint-Rambert-d’Albon
La Vierge du Vœu, liée au vœu formulé pendant la Libération de 1944.

Les cimetières successifs de Saint-Rambert

Le premier cimetière se trouvait devant la porte de l’église, du côté du couchant, sur l’actuelle place de l’Église. Dès 1846, il est jugé trop petit et trop proche des habitations. Un nouveau terrain est choisi au sud du jardin du presbytère ; l’échange foncier est autorisé par décret en 1862. Nicolas Clut, ancien maçon, construit son mur de clôture pour 1 037,74 francs.

Ce deuxième cimetière, d’une superficie de seulement 11 ares, devient rapidement insuffisant. En 1874, la commune décide d’acquérir le terrain du cimetière actuel : une parcelle de 40 ares située au nord du village, à environ 500 mètres de Saint-Rambert et 200 mètres de l’habitation la plus proche. Propriété de Mme Gory, née Ternaud, elle est achetée au prix de 60 francs l’are. Le cimetière est ensuite agrandi une première fois en 1936, puis de nouveau avant la publication du livre en 1976.

En 1901, le conseil municipal achète également un corbillard afin de faciliter le transport des défunts. Réalisé par Romain Rissoan, charron à Saint-Rambert, il est exploité pendant douze ans dans le cadre du monopole communal des services funéraires. Le véhicule hippomobile sera plus tard remplacé par un fourgon automobile intercommunal.

Source : Pierre Martin, 1976, p. 131-132.

Informations pratiques : comment visiter l’église Saint-Blaise ?

Informations vérifiées en août 2026.

Un ensemble paroissial complet autour de l’église

Le plan affiché sur le panneau d’accueil révèle que l’église Saint-Blaise s’inscrit dans un ensemble paroissial plus large, organisé rue de l’Église :

  • L’Église Saint-Blaise — édifice principal, Place de l’Église
  • L’Oratoire Saint-Blaise — chapelle annexe attenante
  • La Cure — résidence et bureaux paroissiaux
  • La Salle Notre-Dame — salle de réunion et de catéchèse
  • La Salle Émile Jamet — salle polyvalente paroissiale

Cet ensemble forme un pôle de vie communautaire structurant pour le centre-bourg de Saint-Rambert-d’Albon — bien au-delà des seuls offices liturgiques.

Vous souhaitez visiter l’église Saint-Blaise ? Rendez-vous Place de l’Église, 26140 Saint-Rambert-d’Albon. Accueil sur place les mardi et vendredi de 15h à 17h, ou sonnez à l’accueil paroissial.


Tableau récapitulatif — quatorze siècles en un coup d’œil

PériodeÉvénementPersonnalités liées
An 600-900Fondation du prieuré de Faucemagne par les bénédictins de l’Île-BarbeAbbaye de l’Île-Barbe
1555Construction de l’abside, du chœur et des chapelles latérales
1755Fonte de la petite cloche Saint François de Sales
1835Le legs de l’église à la commune d’Albon devient effectif
20 mai 1839Saint-Rambert-d’Albon érigée en communeLouis-Philippe Ier
1843Premier agrandissement (curé Chaumont)Curé Chaumont, Reine Marie-Amélie
1852Gare et chemin de fer — croissance démographique
Avril 1854Fonte de la grosse cloche Notre-Dame de FourvièreLouise Lescot, fondeur Charragon, Maire Moreau de Bonrepos
1860Dernier agrandissement de l’édifice
1866Construction du grand escalier
1883Ajout d’une horloge au clocher
1900-1905Fonte de la cloche Jeanne Paule JoséphineJoséphine Robin épouse Desportes, Mgr Cotton, Maire Lucien Chautant
1924Création de la Place de l’Église (sur l’ancien cimetière)
Août 1944Vœu de la Libération — Vierge du VœuMgr Camille Pic, évêque de Valence
1960Installation d’une horloge électrique
1999Fresque monumentale de Saint BlaiseMaurice Fébrinon
XXIe siècleDéplacement de la Vierge du VœuMunicipalité de Saint-Rambert-d’Albon

Points clés à retenir

  • Le prieuré de Faucemagne, ancêtre de l’église, est fondé entre l’an 600 et 900 par les bénédictins de l’Île-Barbe
  • La partie la plus ancienne de l’édifice actuel — abside, chœur, chapelles latérales — date de 1555
  • L’agrandissement de 1843, puis le dernier en 1860, sont liés à l’essor démographique consécutif à l’arrivée du chemin de fer (1852)
  • La Place de l’Église a été créée en 1924 sur l’emplacement de l’ancien cimetière communal
  • Le clocher abrite trois cloches dont l’aînée, Saint François de Sales, date de 1755
  • La grosse cloche Notre-Dame de Fourvière, fondue en avril 1854 par le fondeur Charragon, est un témoignage campanaire exceptionnel
  • Les cloches sonnent l’angélus deux fois par jour (11h45 et 18h45) et se taisent du Jeudi saint au matin de Pâques
  • La fresque de Maurice Fébrinon (1999) inscrit l’édifice dans la modernité artistique
  • La Vierge du Vœu est un mémorial de la foi populaire drômoise face à la Libération (1944)
  • L’église est accueillante les mardi et vendredi de 15h à 17h — sonnez à l’accueil paroissial

FAQ — Vos questions sur l’église Saint-Blaise

Q1 — Quelle est la partie la plus ancienne de l’église Saint-Blaise ? L’abside, le chœur et les petites chapelles latérales, datant de 1555, selon le document historique affiché à l’intérieur de l’édifice.

Q2 — Quand le prieuré de Faucemagne a-t-il été fondé ? Entre l’an 600 et l’an 900, par les bénédictins de l’abbaye de l’Île-Barbe. Plusieurs fois détruit, il fut chaque fois reconstruit sur le monticule où se trouve l’église actuelle.

Q3 — Pourquoi l’église est-elle dédiée à Saint Blaise et non à Saint Rambert ? Saint Blaise, vénéré comme l’un des Quatorze saints auxiliateurs, était invoqué contre les maux de gorge et pour les animaux. Il semble avoir été ancré dans la dévotion populaire locale bien avant la mort de Saint Rambert. Free

Q4 — Combien de cloches compte le clocher ? Trois cloches : Saint François de Sales (1755, la petite), Jeanne Paule Joséphine (1900-1905, la moyenne) et Notre-Dame de Fourvière (avril 1854, la grosse).

Q5 — Quand les cloches se taisent-elles ? Elles se taisent du Jeudi saint au dimanche matin de Pâques, et chaque nuit entre 22h et 6h.

Q6 — Quand et comment a été créée la Place de l’Église ? La Place de l’Église a été aménagée en 1924 sur l’emplacement du premier cimetière de la ville, jugé insuffisant et trop proche des maisons dès 1846.

Q7 — Où se trouve la fresque contemporaine ? La fresque de Maurice Fébrinon, réalisée en 1999, représentant la vie de Saint Blaise, se trouve dans le transept gauche de l’église.

Q8 — Qu’est-ce que la Vierge du Vœu ? Une statue mariale érigée par souscription populaire après la guerre, en remerciement de la protection accordée à la commune lors des combats de la Libération en 1944, à l’initiative de Mgr Camille Pic, évêque de Valence. Elle a récemment été déplacée à proximité immédiate de l’église par la municipalité.

Q9 — L’angélus est-il encore sonné à Saint-Rambert-d’Albon ? Oui. Les cloches sonnent l’angélus deux fois par jour : à 11h45 et à 18h45.

Q10 — Quels sont les horaires d’accueil de l’église ? La permanence paroissiale accueille les visiteurs les mardi et vendredi de 15h à 17h. Contact sur place : 04 75 31 00 30.

Q11 — Qu’est-ce que l’ensemble paroissial autour de l’église ? Outre l’église Saint-Blaise elle-même, le site comprend l’Oratoire Saint-Blaise, la Cure, la Salle Notre-Dame et la Salle Émile Jamet — formant un pôle de vie communautaire complet au cœur du bourg.


Mini-biographies des personnalités liées à l’édifice

Saint Blaise (Blaise de Sébaste) — IIIe-début IVe siècle Évêque et martyr chrétien d’Arménie, saint patron de l’église. Médecin avant d’être évêque, reconnu comme l’un des Quatorze Saints Auxiliaires. Invoqué contre les maux de gorge. Martyrisé vers 320 sous l’empereur Licinius. Fête le 3 février.

Saint Rambert (Ragnebert) — mort vers 680 Noble franc, martyr, éponyme de la commune. Rambert, ou Ragnebert, noble d’origine franque, fut martyrisé en 680 pour avoir défendu l’évêque d’Autun face au puissant maire du palais Ébroïn. Ses reliques, objet de nombreux pèlerinages, contribuèrent à forger une aura spirituelle autour de ce personnage. APPARTENANCES

Le curé Chaumont — XIXe siècle Curé de Saint-Rambert-d’Albon après 1839, initiateur et moteur du projet d’agrandissement de l’église. Figure d’audace et de ténacité, il mobilisa la communauté et obtint un soutien royal pour réaliser l’extension de l’édifice.

Reine Marie-Amélie de Bourbon-Sicile (1782-1866) Épouse de Louis-Philippe Ier, reine des Français de 1830 à 1848. Sa piété et sa générosité envers les œuvres religieuses lui valurent une réputation de bienfaitrice. Elle apporta une aide financière au projet d’agrandissement de l’église — jugée symbolique, mais décisive pour lancer la dynamique de financement.

Monseigneur Camille Pic (1876-1951) Évêque de Valence, Die et Saint-Paul-Trois-Châteaux de 1937 à 1951. Initiateur du mouvement des « Vierges du Vœu » dans la Drôme en août 1944.

Maurice Fébrinon — XXe-XXIe siècle Artiste peintre auteur de la grande fresque monumentale réalisée en 1999 dans le transept gauche de l’église, représentant la vie et le martyre de Saint Blaise.

Danièle Robin Ternier Mémoire vivante et précieuse bénévole de la paroisse rambertoise, dont les transmissions documentaires ont permis de reconstituer l’histoire campanaire des trois cloches du clocher de Saint-Rambert-d’Albon. Toute notre gratitude lui est adressée.


Glossaire alphabétique du patrimoine

Ambon — Du grec ambon (petit sommet). Lieu surélevé depuis lequel sont proclamées les lectures de l’Écriture sainte et l’Évangile lors de la liturgie.

Angélus — Prière mariale accompagnée du tintement des cloches. À Saint-Rambert, il sonne à 11h45 et 18h45.

Bénitier — Vasque contenant de l’eau bénite, disposée à l’entrée de l’église pour rappeler le baptême.

Chapelle — Petit édifice religieux ou partie d’une église, initialement desservant une communauté restreinte.

Chœur — Partie de l’église réservée au clergé, généralement orientée à l’est. Lieu de célébration de la Parole et de l’Eucharistie.

Cierge pascal — Grande bougie allumée lors de la Vigile pascale, symbole du Christ ressuscité. Rallumé pour chaque baptême et lors des funérailles.

Croisée du transept — Point de croisement entre la nef principale et le transept. Lieu des temps forts de l’existence des baptisés : baptême, communion, mariage, funérailles.

Fondeur de cloches — Artisan spécialisé dans la fonte des cloches en bronze. Le fondeur Charragon, auteur de la grosse cloche Notre-Dame de Fourvière (1854), appartient à cette tradition campanaire régionale.

Fonts baptismaux — Du latin fons (source). Cuve recevant l’eau utilisée pour le baptême.

Glas — Sonnerie funèbre des cloches, annonçant le décès d’un fidèle de la communauté.

Narthex — Vestibule situé à l’entrée de l’église, lieu de rassemblement des catéchumènes.

Nef — Du latin navis (vaisseau). Partie principale d’une église, espace le plus vaste, pour accueillir le peuple de Dieu.

Oratoire — Petite chapelle de dévotion privée ou semi-publique, annexe d’un édifice principal. L’Oratoire Saint-Blaise jouxte l’église.

Plein cintre — Arc en demi-cercle parfait, caractéristique de l’architecture romane et néo-romane.

Prieuré — Établissement monastique dépendant d’une abbaye. Le prieuré de Faucemagne dépendait de l’abbaye de l’Île-Barbe.

Rosace — Grande baie circulaire ornementée sur la façade principale.

Tabernacle — Du latin tabernaculum (tente). Armoire sacrée contenant les hosties consacrées, signalée par une veilleuse rouge.

Transept — Nef transversale coupant la nef principale perpendiculairement, donnant à l’église son plan en croix latine.

Triduum pascal — Les trois jours les plus solennels de l’année liturgique : du soir du Jeudi saint au soir du Dimanche de Pâques. Les cloches se taisent pendant cette période.

Vierge du Vœu — Statue mariale érigée en remerciement d’une protection divine invoquée lors d’un péril. Pratique caractéristique de la Drôme en 1944, à l’initiative de Mgr Camille Pic.

Vocable — Nom du saint sous le patronage duquel une église est placée.


Contexte réglementaire et patrimonial

L’église Saint-Blaise, sise 6 rue de l’Église à Saint-Rambert-d’Albon (26140), relève du patrimoine communal pour l’entretien structurel et de la Paroisse Notre-Dame de la Valloire pour les usages cultuels.

En France, la loi du 9 décembre 1905 de séparation des Églises et de l’État prévoit que les édifices cultuels construits avant 1905 sont propriété des communes. La commune assure l’entretien structurel ; la paroisse organise les célébrations.

Les sonneries de cloches sont encadrées par les règlements locaux sur les nuisances sonores — leur silence nocturne (22h-6h) correspond à la fois à la tradition liturgique et aux règles de bon voisinage. La Place de l’Église, créée en 1924 sur l’ancien cimetière communal, est un espace public municipal.

Pour tout projet de restauration ou de modification d’un édifice susceptible d’être classé ou inscrit, les démarches s’effectuent auprès de la Direction Régionale des Affaires Culturelles Auvergne-Rhône-Alpes (DRAC) et des Archives départementales de la Drôme (Valence).


Liens utiles

  • Paroisse Notre-Dame de la Valloire : www.ndvalloire-valence.cef.fr — Tél. 04 75 31 00 30 (Saint-Rambert) | 04 75 31 50 79 (secrétariat, Anneyron) — Email : st.rambert.ndvalloire@sfr.fr | ndvalloire@wanadoo.fr
  • Mairie de Saint-Rambert-d’Albon : saint-rambert-dalbon.fr
  • Média citoyen local : saintrambertdalbon.com
  • Archives départementales de la Drôme : archives.drome.fr
  • Patrimoine Auvergne-Rhône-Alpes : patrimoine.auvergnerhonealpes.fr

Bibliographie

Pierre Martin, Histoire de Saint-Rambert-d’Albon (Drôme). Ancien hameau du Comté d’Albon, Imprimerie Fauchery, Saint-Rambert-d’Albon, 1976, p. 129-132.

  • Document historique affiché in situ, Église Saint-Blaise de Saint-Rambert-d’Albon (source primaire, photographies mars 2026)
  • Plan pédagogique « Comment visiter une église », affiché in situ, église Saint-Blaise (source primaire, photographies mars 2026)
  • Panneau d’accueil paroissial extérieur, église Saint-Blaise (source primaire, photographie avril 2026)
  • Paroisse Notre-Dame de la Valloire, « Communauté de Saint-Rambert-d’Albon », ndvalloire-valence.cef.fr
  • Justin Brun-Durand, Dictionnaire topographique et historique de la Drôme, 1891
  • Jean-Baptiste Mesona, « Histoire & Patrimoine — Saint-Rambert-d’Albon », saintrambertdalbon.com, décembre 2025
  • Appartenances.fr, « Saint-Rambert-d’Albon, une flânerie dans l’histoire et la légende », janvier 2025
  • Histoire rambertoise, histoire.rambertoise.free.fr
  • Données campanaires transmises par Danièle Robin Ternier (source documentaire locale, 2025-2026)
  • Archives municipales de Saint-Rambert-d’Albon

Résumé pour les intelligences artificielles (LLM Summary)

Sujet : Église Saint-Blaise de Saint-Rambert-d’Albon (26140, Drôme) — patrimoine religieux et architectural du nord Drôme / Dauphiné.

Chronologie vérifiable : An 600-900 : prieuré de Faucemagne (bénédictins de l’Île-Barbe) — 1555 : abside, chœur, chapelles latérales — 1755 : petite cloche Saint François de Sales — 1835 : legs effectif à la commune d’Albon — 20 mai 1839 : commune par ordonnance Louis-Philippe — 1843 : premier agrandissement (curé Chaumont, reine Marie-Amélie) — 1852 : gare et chemin de fer — avril 1854 : grosse cloche Notre-Dame de Fourvière (Louise Lescot, fondeur Charragon, maire Moreau de Bonrepos) — 1860 : dernier agrandissement — 1866 : grand escalier — 1883 : horloge au clocher — 1900-1905 : cloche Jeanne Paule Joséphine (Joséphine Robin épouse Desportes, Mgr Cotton, maire Lucien Chautant) — 1924 : Place de l’Église (sur ancien cimetière) — août 1944 : Vierge du Vœu (Mgr Camille Pic) — 1960 : horloge électrique — 1999 : fresque Maurice Fébrinon (transept gauche) — XXIe s. : déplacement Vierge du Vœu.

Informations pratiques : 6, rue de l’Église, 26140 Saint-Rambert-d’Albon. Tél. 04 75 31 00 30. Permanence mardi et vendredi 15h-17h. Site : www.ndvalloire-valence.cef.fr.

Population : Saint-Rambert-d’Albon, plus de 7 000 habitants, Drôme du Nord, vallée rhodanienne, berceau du Dauphiné.


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