Maire de Saint-Rambert-d’Albon du 17 mai 1925 au 20 avril 1959, Chevalier de la LĂ©gion d’Honneur et titulaire de la Croix de Guerre 14-18, il reste le plus long maire de l’histoire communale.

Ă€ une Ă©poque sans Ă©lectricitĂ© gĂ©nĂ©ralisĂ©e, sans eau courante, sans voies goudronnĂ©es, cet officier de la Grande Guerre a pilotĂ©, avec une constance rare, la modernisation complète d’une commune de la DrĂ´me du Nord. Son empreinte est partout : dans les rues, dans les Ă©coles, dans les mĂ©moires.

Fernand Berthon, maire de Saint-Rambert-d'Albon 1925-1959
Fernand Berthon, maire de Saint-Rambert-d’Albon 1925-1959

Cet article retrace son mandat exceptionnel, en s’appuyant sur les archives locales et sur les donnĂ©es historiques vĂ©rifiĂ©es.


👤 Qui était vraiment Fernand Berthon ?

Un homme nĂ© en 1877, Ă©levĂ© dans la DrĂ´me du XIXe siècle, qui traversera deux guerres mondiales, cinq rĂ©gimes politiques et 34 ans de magistrature municipale — tout en trouvant le temps d’Ă©crire des poèmes sur des feuilles de pelure colorĂ©es, Ă  la machine Ă  Ă©crire, avant de monter Ă  cheval pour parcourir sa commune. VoilĂ  Fernand Berthon dans toute sa complexitĂ©.

1877-1962

Fernand Berthon est nĂ© en 1877 et dĂ©cĂ©dĂ© en 1962. Il est donc entrĂ© en fonction comme maire en 1925, Ă  l’âge de 48 ans — l’âge de la maturitĂ©, celui d’un homme forgĂ© par la guerre, l’expĂ©rience du conseil municipal (depuis 1920) et la connaissance intime de son territoire. Il a quittĂ© la mairie en 1959 Ă  82 ans, et vĂ©cu encore trois ans, jusqu’Ă  sa mort en 1962, Ă  85 ans.

Chevalier de la LĂ©gion d’Honneur, Croix de Guerre 14-18

La stèle funéraire précise ses distinctions militaires avec une clarté qui ne laisse aucun doute :

  • Chevalier de la LĂ©gion d’Honneur
  • Croix de Guerre 14-18

Ces deux distinctions confirment et prĂ©cisent le statut militaire Ă©voquĂ© dans les archives communales qui le qualifiait d’« officier Ă  titre dĂ©finitif de la guerre 14-18 ». La Croix de Guerre atteste d’une bravoure au feu pendant la Première Guerre mondiale. La LĂ©gion d’Honneur, distinction suprĂŞme de la RĂ©publique française, honore l’ensemble de son engagement — militaire et civil.

Son épouse : Marguerite Revouy (1886-1932)

Marguerite Revouy, Ă©pouse Berthon, nĂ©e en 1886, dĂ©cĂ©dĂ©e en 1932. Elle meurt donc relativement jeune, Ă  46 ans, en plein milieu du mandat de son mari — alors que Fernand Berthon n’a que 55 ans et qu’il lui reste encore 27 ans de mandat Ă  accomplir.

Cette perte, survenue en pleine dĂ©pression Ă©conomique mondiale, n’interrompt pas son engagement municipal. Elle lui confère peut-ĂŞtre une dimension supplĂ©mentaire de dĂ©votion Ă  la chose publique.

Sa fille : Jeanne Berthon (1905-1998)

La pierre funéraire mentionne également Jeanne Berthon, épouse Jean Rey, née en 1905, décédée en 1998 — la fille de Fernand et Marguerite, qui a donc vu le jour alors que son père avait 28 ans. Jeanne Rey-Berthon a vécu 93 ans, traversant tout le XXe siècle.

Sa sœur aînée : Joséphine Sinz, née Berthon (1871-1945)

JosĂ©phine Sinz, nĂ©e Berthon, 1871-1945. Elle est la sĹ“ur aĂ®nĂ©e de Fernand Berthon, son aĂ®nĂ©e de six ans. Elle a Ă©pousĂ© Joseph Sinz (1862-1905) et est dĂ©cĂ©dĂ©e en 1945 — l’annĂ©e de la LibĂ©ration, Ă  74 ans.

Joséphine Berthon et Joseph Sinz
Joséphine Berthon et Joseph Sinz

Poète sur papier pelure, cavalier dans sa commune

Les témoignages familiaux transmis par la rédaction de saintrambertdalbon.com apportent deux détails qui humanisent profondément ce portrait :

Fernand Berthon Ă©crivait des poèmes. Il les tapait Ă  la machine Ă  Ă©crire sur des feuilles de papier pelure — ce papier fin, translucide et lĂ©gèrement colorĂ© que les secrĂ©taires utilisaient pour les copies carbones au XXe siècle. Ces feuilles de pelure colorĂ©es Ă©taient son support d’Ă©criture poĂ©tique, un contraste saisissant avec la rudesse des chantiers qu’il supervisait.

Il se dĂ©plaçait Ă  cheval. Dans les annĂ©es 1920 et 1930, Ă  une Ă©poque oĂą l’automobile restait un luxe rare dans les communes rurales, Fernand Berthon parcourait sa commune Ă  cheval — une image qui appartient encore au XIXe siècle et qui dit beaucoup sur l’ancrage de cet homme dans une tradition paysanne et Ă©questre, mĂŞme s’il Ĺ“uvrait rĂ©solument pour la modernitĂ©.

Ce double portrait — le poète Ă  cheval qui goudrone les chemins et installe l’eau courante — est peut-ĂŞtre le plus fidèle Ă  la rĂ©alitĂ© complexe de cet homme.


🗳️ Comment Fernand Berthon est-il devenu maire en 1925 ?

Le 17 mai 1925 : une victoire face Ă  Loubat

La source primaire archivale est prĂ©cise : « En 1925, une liste d’opposition Ă  M. Loubat, conduite par M. Fernand Berthon, obtient la majoritĂ© des sièges, et le 17 mai 1925, M. F. Berthon est Ă©lu maire de Saint-Rambert. »

Fernand Berthon n’est pas un inconnu lorsqu’il remporte cette Ă©lection. Il avait 48 ans. Il est conseiller municipal depuis 1920, officier Ă  titre dĂ©finitif de la guerre 14-18. Son profil — combattant, Ă©lu expĂ©rimentĂ©, homme de terrain — lui confère une lĂ©gitimitĂ© que les Rambertois reconnaissent immĂ©diatement.

Ses premiers adjoints sont Henri Poulet et Clovis Boule, auxquels s’ajoutera François Bellier en 1929.

2.619 habitants, 133.299 francs de budget

La source primaire nous livre deux chiffres prĂ©cieux pour mesurer l’Ă©tat de la commune en 1925 : 2.619 habitants et un budget municipal de 133.299 francs. Avec ces moyens modestes, Fernand Berthon va pourtant transformer radicalement Saint-Rambert-d’Albon.

Ces donnĂ©es permettent de mesurer concrètement l’ampleur du dĂ©fi. Une commune de 2.600 âmes dans la DrĂ´me rurale des annĂ©es 1920 — Ă©conomiquement dynamique grâce Ă  son marchĂ© fruitier et sa gare, mais encore dĂ©pourvue des Ă©quipements Ă©lĂ©mentaires de la modernitĂ©.

Un territoire économiquement actif mais pauvre en infrastructures

Saint-Rambert-d’Albon en 1925 prĂ©sente une contradiction frappante : une Ă©conomie fruitière et ferroviaire dĂ©jĂ  structurĂ©e, mais des infrastructures rurales encore rudimentaires.

Saint-Rambert-d’Albon en 1925 combine des atouts rĂ©els — le premier marchĂ© aux pĂŞches de France (depuis les annĂ©es 1890), une gare ferroviaire stratĂ©gique, ouverte le 16 avril 1855, employant jusqu’Ă  300 cheminots, une position gĂ©ographique de carrefour entre DrĂ´me, Isère et Ardèche — et des infrastructures encore très rudimentaires : les rues sont en terre battue (pas de voies goudronnĂ©es), l’eau vient des puits et des fontaines (pas d’eau courante), et la nuit tombe sur une commune encore Ă©clairĂ©e aux lampes Ă  pĂ©trole (pas d’Ă©lectricitĂ© gĂ©nĂ©ralisĂ©e).

C’est prĂ©cisĂ©ment ce paradoxe que Fernand Berthon va s’attacher Ă  rĂ©soudre, chantier après chantier, pendant 34 ans.


đź’ˇ Quels sont les premiers chantiers du mandat Berthon (1925-1934) ?

1926 : la rue des Claires, premier acte urbanistique

Dès l’annĂ©e suivant son Ă©lection, la nouvelle municipalitĂ© « s’attaque rapidement Ă  des problèmes de voirie et d’urbanisme ». La source primaire mentionne explicitement la crĂ©ation de la rue des Claires en 1926 comme premier acte structurant.

Ce choix révèle la méthode Berthon : commencer par les infrastructures visibles, celles qui changent concrètement le cadre de vie quotidien et signalent aux Rambertois que la commune est en mouvement.

L’Ă©lectrification des campagnes : la fin de la nuit

Parmi les premiers chantiers figure l’Ă©lectrification des campagnes — ou plus prĂ©cisĂ©ment, selon la source primaire, « l’Ă©lectrification des campagnes se rĂ©alise, ainsi que la rĂ©fection de l’Ă©clairage communal ».

Dans la France des annĂ©es 1920, l’Ă©lectricitĂ© reste un luxe urbain. Étendre le rĂ©seau Ă  l’ensemble de la commune — bourg, hameaux, quartiers excentrĂ©s comme Coinaud et Faucemagne — reprĂ©sente un investissement technique et financier considĂ©rable pour une petite commune.

Les effets sont immĂ©diats : les ateliers de transformation fruitière gagnent en productivitĂ©, les commerces prolongent leurs horaires, la vie publique s’anime après la tombĂ©e du jour.

Voirie et égouts : les fondements du confort urbain

La source confirme Ă©galement la construction d’un rĂ©seau d’Ă©gouts et le goudronnage des chemins vicinaux — deux chantiers discrets mais fondamentaux.

Pour l’Ă©conomie fruitière rambertoise, des routes praticables toute l’annĂ©e sont une nĂ©cessitĂ© absolue : les pĂŞches, abricots et cerises sont des denrĂ©es pĂ©rissables qui doivent rejoindre rapidement la gare pour ĂŞtre expĂ©diĂ©es vers Paris et les grandes villes.

1934 : la salle des œuvres, le casernement des pompiers, la nouvelle perception

L’annĂ©e 1934 est particulièrement productive. La source primaire mentionne plusieurs rĂ©alisations simultanĂ©es :

  • Construction de la salle des Ĺ“uvres municipales
  • Construction du local destinĂ© Ă  abriter les vĂ©hicules et le matĂ©riel des sapeurs-pompiers
  • Construction de l’immeuble destinĂ© Ă  la nouvelle perception
  • Installation des douches municipales

Ces quatre équipements répondent à des besoins distincts : culturel et social (salle des œuvres), sécurité civile (pompiers), administration fiscale (perception), hygiène populaire (douches).

Les douches municipales mĂ©ritent une attention particulière. Rares et prĂ©cieuses dans la France populaire des annĂ©es 1930, elles permettent aux familles ouvrières et agricoles de se laver dans des conditions d’hygiène modernes — un Ă©quipement social avant d’ĂŞtre un Ă©quipement technique.


🍑 Pourquoi 1936 est-elle une annĂ©e charnière pour Saint-Rambert-d’Albon ?

L’amĂ©nagement de la place du marchĂ© aux fruits

L’annĂ©e 1936 constitue l’un des actes les plus visibles et les plus porteurs du mandat Berthon. La source primaire est claire : « En 1936, on amĂ©nage la nouvelle et vaste place oĂą se tiendra le marchĂ© aux fruits. »

Il s’agit de la place Neuve, future place du 8 Mai 1945. Berthon y fait crĂ©er une vaste surface goudronnĂ©e, avec des zones de stationnement pour les camions et charrettes, des points d’eau, et une organisation rationnelle des emplacements.

Ce chantier ne crĂ©e pas le marchĂ© aux fruits — qui existe depuis les annĂ©es 1890. Il lui donne un cadre digne de son importance nationale. Depuis cette Ă©poque, Saint-Rambert-d’Albon Ă©tait dĂ©jĂ  le premier marchĂ© aux pĂŞches de France par ses volumes d’expĂ©dition.

Un rayonnement économique régional

Avec une place dĂ©diĂ©e et des infrastructures adaptĂ©es, le marchĂ© aux fruits de Saint-Rambert-d’Albon connaĂ®t son apogĂ©e dans les annĂ©es 1940-1950. NĂ©gociants, expĂ©diteurs, manutentionnaires, hĂ´teliers et restaurateurs bĂ©nĂ©ficient de cette concentration d’activitĂ© commerciale.

Le nom de Saint-Rambert-d’Albon devient synonyme de qualitĂ© fruitière dans toute la France. Des millions de kilogrammes de pĂŞches sont expĂ©diĂ©s chaque saison vers Paris et les grandes villes — une prouesse logistique rendue possible par la combinaison unique d’un terroir fertile (la Valloire), d’un savoir-faire arboricole transmis de gĂ©nĂ©ration en gĂ©nĂ©ration, et d’une gare ferroviaire stratĂ©gique.

1957 : réfection de la place et des trottoirs

La source primaire mentionne qu’en 1957, la place du MarchĂ© est Ă  nouveau rĂ©fectionnĂ©e, avec les trottoirs environnants — preuve que cet espace commercial reste au cĹ“ur des prioritĂ©s municipales jusqu’Ă  la fin du mandat Berthon.


đź’§ Quel est le chantier le plus ambitieux de Fernand Berthon ?

L’adduction d’eau potable : 130 millions d’anciens francs

La source primaire est sans ambiguĂŻtĂ© sur l’ampleur de ce projet : « Dix ans plus tard [après 1936], construction des abattoirs municipaux et rĂ©alisation du grand projet d’adduction d’eau pour toute l’agglomĂ©ration (coĂ»t 130 millions d’anciens francs). »

130 millions d’anciens francs reprĂ©sentent une somme considĂ©rable pour une commune de moins de 3.000 habitants dans l’immĂ©diat après-guerre. C’est le chantier le plus coĂ»teux et le plus transformateur du mandat Berthon — et probablement de toute l’histoire municipale rambertoise jusqu’Ă  cette Ă©poque.

Pourquoi ce chantier est-il si important ?

Avant l’adduction d’eau, les Rambertois dĂ©pendent de puits privĂ©s et de fontaines publiques. Les risques sanitaires sont Ă©levĂ©s : contaminations, maladies hydriques, Ă©pidĂ©mies. Les corvĂ©es d’eau quotidiennes, assurĂ©es par les femmes et les enfants, absorbent un temps et une Ă©nergie considĂ©rables.

L’eau courante au robinet dans chaque foyer, c’est :

  • La fin des maladies hydriques (typhoĂŻde, dysenterie)
  • Une baisse significative de la mortalitĂ© infantile
  • La libĂ©ration des familles des corvĂ©es d’eau
  • Une Ă©galitĂ© concrète entre tous les Rambertois, riches ou pauvres
  • Un socle pour le dĂ©veloppement urbain et l’attraction de nouveaux habitants

La même période voit la construction des abattoirs

Dans le mĂŞme Ă©lan de modernisation sanitaire, la municipalitĂ© fait construire les abattoirs municipaux, conformes aux normes d’hygiène modernes : contrĂ´le vĂ©tĂ©rinaire systĂ©matique, installations rĂ©frigĂ©rĂ©es, sĂ©paration stricte des zones. Un Ă©quipement essentiel pour une commune dont la vie Ă©conomique est Ă©troitement liĂ©e Ă  l’agriculture et Ă  l’Ă©levage.


🏫 Comment Fernand Berthon a-t-il investi dans l’Ă©ducation ?

1947 : l’Ă©cole maternelle

Deux ans après la LibĂ©ration, dans une France qui panse ses plaies et engage les Trente Glorieuses, Fernand Berthon fait construire une Ă©cole maternelle Ă  Saint-Rambert-d’Albon. La source primaire date explicitement cette rĂ©alisation : 1947.

Pour une commune de cette taille, disposer d’une Ă©cole maternelle dès 1947 est un signal clair : l’Ă©ducation de la petite enfance est une prioritĂ© politique, pas un luxe. Cet Ă©quipement libère les mères pour le travail et offre aux enfants de 3 Ă  6 ans un cadre Ă©ducatif structurĂ©.

1950 : l’Ă©cole intercommunale de Coinaud, projet partagĂ© avec Anneyron

Le chantier suivant illustre une autre qualité de Berthon : le pragmatisme. Pour desservir le quartier excentré de Coinaud et les hameaux environnants, une école intercommunale est construite en 1950 — « avec la participation financière égale des communes de Saint-Rambert et Anneyron », précise la source primaire.

Ce modèle de coopĂ©ration intercommunale, avant la lettre, permet de mutualiser les coĂ»ts et d’Ă©quiper un territoire rural dispersĂ© sans en faire peser la charge sur une seule commune.

1958 : le cours complémentaire, ancêtre du Collège Fernand-Berthon

Le dernier grand chantier Ă©ducatif du mandat Berthon est aussi le plus symbolique. La source primaire le dĂ©crit prĂ©cisĂ©ment : « Saint-Rambert-d’Albon avait besoin d’un cours complĂ©mentaire. La municipalitĂ© obtient sa crĂ©ation officielle et ce dernier fonctionne Ă  ses dĂ©buts dans les locaux disponibles de l’Ă©cole de garçons. Les terrains nĂ©cessaires furent acquis et, dans le prolongement de cette Ă©cole, fut Ă©levĂ© en 1958, le cours complĂ©mentaire qui porte aujourd’hui le nom de Fernand Berthon, en hommage au maire et Ă  son dĂ©vouement Ă  l’Ă©cole publique. »

Ce passage est fondamental pour comprendre pourquoi le collège public de Saint-Rambert-d’Albon porte le nom de Fernand Berthon. Ce n’est pas un hommage posthume choisi arbitrairement : c’est l’Ă©tablissement qu’il a lui-mĂŞme créé — en obtenant d’abord la crĂ©ation officielle du cours complĂ©mentaire, puis en faisant acquĂ©rir les terrains et construire le bâtiment en 1958.

Le Collège Fernand-Berthon aujourd’hui

L’Ă©tablissement, situĂ© 30 rue des Écoles Ă  Saint-Rambert-d’Albon, accueille aujourd’hui environ 477 Ă©lèves dans des locaux modernes dotĂ©s de ressources numĂ©riques importantes. Chaque jour, des centaines de jeunes Rambertois Ă©tudient dans un Ă©tablissement qui porte le nom de l’homme qui en a conçu et financĂ© le prĂ©dĂ©cesseur en 1958.


⚔️ Comment Berthon a-t-il gouverné pendant la Seconde Guerre mondiale ?

Un mandat qui traverse cinq régimes politiques

La longĂ©vitĂ© exceptionnelle du mandat Berthon implique qu’il a traversĂ© des contextes politiques radicalement diffĂ©rents : fin de la Troisième RĂ©publique, Front populaire, État français de Vichy (1940-1944), Gouvernement provisoire, Quatrième RĂ©publique.

La source primaire confirme cette continuitĂ©, en listant parmi les adjoints successifs : Émile ClĂ©mençon (1941-1944) puis Pierre Longeret (1945) — deux adjoints successifs qui marquent la transition de la pĂ©riode de l’Occupation Ă  la LibĂ©ration.

Maintenir les services essentiels en temps de pénuries

Pendant l’Occupation allemande (juin 1940 – aoĂ»t 1944), un maire doit naviguer entre les exigences des autoritĂ©s et les besoins de sa population : rĂ©quisitions de denrĂ©es, tickets de rationnement, maintien des services publics essentiels. La continuitĂ© administrative assurĂ©e par Berthon pendant cette pĂ©riode explique la rapiditĂ© de la reprise locale après la LibĂ©ration.

La liste complète des adjoints successifs (source primaire)

La source archivale fournit la liste précise des premiers adjoints de la municipalité Berthon, avec leurs dates :

AdjointPériode
Henri Poulet1925
Clovis Boule1925, puis 1947
François Bellier1929
Émile Sybillain1935
Émile Clémençon1941-1944, puis 1953
Pierre Longeret1945

Cette succession d’adjoints illustre la diversitĂ© des profils mobilisĂ©s autour du maire selon les Ă©poques et les dĂ©fis Ă  relever.


🔄 Comment s’est terminĂ© le mandat Berthon ?

Le 20 avril 1959 : une passation historique

Fernand Berthon quitte la mairie de Saint-Rambert-d’Albon le 20 avril 1959, après exactement 34 ans de mandat. La source primaire prĂ©cise qu’il « reste, Ă  ce jour, le recordman de durĂ©e avec 34 ans de mandat ininterrompu. »

La passation des pouvoirs avec son successeur Lucien Steinberg est immortalisée par une photographie conservée dans les archives locales (référence 17MDREVO1, Archives départementales de la Drôme).

Le destin de Fernand Berthon après la mairie

Fernand Berthon est donc décédé le 17 juin 1962, soit trois ans après la fin de son mandat. Il avait 42 ans de vie municipale derrière lui — conseiller depuis 1920, maire depuis 1925.

Lucien Steinberg : 34 ans de plus (1959-1993)

Son successeur, le Dr Lucien Steinberg, né le 2 juillet 1927 en Roumanie, médecin et militant socialiste, va reproduire exactement la même longévité : 34 ans de mandat (1959-1993). Une coïncidence remarquable.

Steinberg poursuivra l’Ĺ“uvre modernisatrice de Berthon : dĂ©veloppement des Ă©quipements sportifs et culturels, crĂ©ation de la zone industrielle, et surtout les jumelages internationaux — avec Mango d’Alba (Italie) en 1968 et Rommelshausen/Kernen (Allemagne) en 1973. Ces jumelages existent encore aujourd’hui.

Il dĂ©cède le 24 juin 1993 Ă  Roussillon, Ă  l’âge de 65 ans. Ses obsèques militaires sont organisĂ©es le 26 juin 1993 Ă  Saint-Rambert-d’Albon. L’Avenue du Docteur Lucien Steinberg perpĂ©tue son nom dans le paysage urbain rambertois.

Deux maires en 68 ans (1925-1993) : un record de stabilitĂ© et de continuitĂ© qui a permis Ă  Saint-Rambert-d’Albon de se moderniser harmonieusement, sans ruptures brutales.


📋 Points clés à retenir

FaitDonnée vérifiée
Naissance1877
Décès17 juin 1962 (85 ans)
Élu maire17 mai 1925 (48 ans)
Fin de mandat20 avril 1959 (82 ans)
Durée du mandat34 ans ininterrompus
Vie municipale totale42 ans (depuis 1920)
DistinctionsLĂ©gion d’Honneur, Croix de Guerre 14-18
ÉpouseMarguerite Revouy (1886-1932)
FilleJeanne Berthon, épouse Rey (1905-1998)
SœurJoséphine Sinz, née Berthon (1871-1945)
Population en 19252.619 habitants
Budget 1925133.299 F
CoĂ»t adduction d’eau130 M d’anciens francs
Traits personnelsPoète (papier pelure), se déplaçait à cheval
Établissement portant son nomCollège Fernand-Berthon, 30 rue des Écoles
SuccesseurDr Lucien Steinberg (1959-1993)

Réalisations principales, datées :

  • 1926 : crĂ©ation de la rue des Claires, Ă©lectrification, rĂ©seau d’Ă©gouts
  • 1929 : F. Bellier rejoint les adjoints ; goudronnage des chemins vicinaux
  • 1934 : salle des Ĺ“uvres, local pompiers, nouvelle perception, douches municipales
  • 1936 : amĂ©nagement de la place du marchĂ© aux fruits (place Neuve)
  • AnnĂ©es 1940 : abattoirs municipaux + adduction d’eau (130 M anciens francs)
  • 1947 : Ă©cole maternelle
  • 1950 : Ă©cole intercommunale de Coinaud (avec Anneyron)
  • 1957 : rĂ©fection de la place du MarchĂ© et trottoirs
  • 1958 : cours complĂ©mentaire (futur Collège Fernand-Berthon)

❓ FAQ — Questions fréquentes sur Fernand Berthon

Quand est nĂ© Fernand Berthon ? En 1877, comme l’indique sa pierre tombale au cimetière de Saint-Rambert-d’Albon.

Quelles distinctions militaires a-t-il reçues ? La Croix de Guerre 14-18 et la LĂ©gion d’Honneur au grade de Chevalier — gravĂ©es sur sa stèle funĂ©raire.

Qui Ă©tait son Ă©pouse ? Marguerite Revouy (1886-1932), dĂ©cĂ©dĂ©e en plein milieu de son mandat Ă  l’âge de 46 ans.

Avait-il des enfants ? Sa fille Jeanne Berthon (1905-1998), qui épousa Jean Rey, est mentionnée sur la stèle familiale.

Était-il liĂ© Ă  une autre famille rambertoise cĂ©lèbre ? Oui. Sa sĹ“ur aĂ®nĂ©e, JosĂ©phine Berthon (1871-1945), avait Ă©pousĂ© Joseph Sinz — l’une des plus grands architectes de Saint-Rambert-d’Albon.

Fernand Berthon avait-il d’autres passions que la politique ? Oui, deux passions transmises par la mĂ©moire familiale : la poĂ©sie (il Ă©crivait des vers Ă  la machine Ă  Ă©crire sur du papier pelure colorĂ©) et l’Ă©quitation (il se dĂ©plaçait Ă  cheval dans sa commune).

OĂą est-il enterrĂ© ? Au cimetière de Saint-Rambert-d’Albon, dans la tombe familiale Berthon-Rey, avec son Ă©pouse Marguerite et sa fille Jeanne.

Quand Fernand Berthon a-t-il Ă©tĂ© Ă©lu maire de Saint-Rambert-d’Albon ? Le 17 mai 1925, Ă  la tĂŞte d’une liste d’opposition Ă  M. Loubat. Il Ă©tait dĂ©jĂ  conseiller municipal depuis 1920.

Combien de temps a-t-il exercé ? 34 ans en tant que maire (du 17 mai 1925 au 20 avril 1959) et 42 ans de vie municipale au total.

Quel Ă©tait son parcours militaire ? Il Ă©tait officier Ă  titre dĂ©finitif de la guerre 14-18 — c’est-Ă -dire officier de carrière, ayant servi durant toute la Première Guerre mondiale.

Combien d’habitants comptait la commune Ă  son arrivĂ©e ? 2.619 habitants en 1925, pour un budget municipal de 133.299 francs.

Pourquoi le collège porte-t-il son nom ? Parce que c’est lui qui a obtenu la crĂ©ation officielle du cours complĂ©mentaire, fait acquĂ©rir les terrains et fait construire le bâtiment en 1958 — l’Ă©tablissement qui deviendra le Collège Fernand-Berthon.

Quand est-il décédé ? Le 17 juin 1962, soit trois ans après la fin de son mandat.

Quel a Ă©tĂ© le coĂ»t de l’adduction d’eau ? 130 millions d’anciens francs — le chantier le plus coĂ»teux de son mandat et l’un des plus importants de l’histoire communale rambertoise.

Qui lui a succédé ? Le Dr Lucien Steinberg (1927-1993), médecin et socialiste, qui dirigea la commune pendant 34 ans également (1959-1993).


📚 Glossaire

Adduction d’eau : RĂ©seau de canalisations amenant l’eau potable depuis une source ou un rĂ©servoir jusqu’aux habitations. Ă€ Saint-Rambert-d’Albon, ce grand chantier a coĂ»tĂ© 130 millions d’anciens francs.

Chemins vicinaux : Voies communales secondaires reliant les hameaux au bourg principal. Leur goudronnage est essentiel pour le transport des fruits périssables.

Chevalier de la LĂ©gion d’Honneur : Premier grade de l’ordre national de la LĂ©gion d’Honneur, la plus haute distinction française. AttribuĂ© pour services Ă©minents Ă  la nation, civils ou militaires.

Cours complĂ©mentaire : Enseignement post-primaire, ancĂŞtre du collège moderne. Créé en 1958 Ă  Saint-Rambert-d’Albon, il est devenu le Collège Fernand-Berthon.

Croix de Guerre 14-18 : DĂ©coration militaire française créée en 1915, rĂ©compensant les combattants ayant fait l’objet d’une citation pour faits de guerre. Attestation d’une bravoure au feu pendant la Première Guerre mondiale.

Électrification rurale : Extension du rĂ©seau Ă©lectrique aux zones rurales, principalement dans les annĂ©es 1920-1950. Transforme profondĂ©ment la vie quotidienne et l’Ă©conomie locale.

Mandat ininterrompu : Exercice continu d’une fonction Ă©lective sans rupture Ă©lectorale. Berthon dĂ©tient le record avec 34 ans, Ă©galĂ© par son successeur Steinberg.

MarchĂ© aux fruits : Place dĂ©diĂ©e au commerce de gros des fruits. Celui de Saint-Rambert-d’Albon, premier marchĂ© aux pĂŞches de France (1890-1950), connaĂ®t son apogĂ©e après l’amĂ©nagement de la place Neuve par Berthon en 1936.

Officier Ă  titre dĂ©finitif : Statut militaire d’un officier qui a accompli sa carrière et reçu son titre dĂ©finitif Ă  la fin de la guerre 14-18.

Papier pelure : Papier fin, lĂ©ger et lĂ©gèrement translucide, souvent de couleur (rose, bleu, jaune), utilisĂ© au XXe siècle comme support de copies carbones Ă  la machine Ă  Ă©crire. Fernand Berthon l’utilisait comme support d’Ă©criture pour ses poèmes.

Trente Glorieuses : PĂ©riode de croissance Ă©conomique exceptionnelle en France (1945-1975). Saint-Rambert-d’Albon bĂ©nĂ©ficie pleinement de cette dynamique sous les mandats Berthon puis Steinberg.


👤 Mini-biographies

Fernand Berthon (1877-1962) — NĂ© en 1877, dĂ©cĂ©dĂ© le 17 juin 1962 Ă  Saint-Rambert-d’Albon. Chevalier de la LĂ©gion d’Honneur. Croix de Guerre 14-18. Officier Ă  titre dĂ©finitif de la guerre 14-18. Conseiller municipal depuis 1920. Maire du 17 mai 1925 au 20 avril 1959. Artisan de l’Ă©lectrification, du rĂ©seau d’eau potable (130 M anciens francs), du marchĂ© aux fruits (1936), de l’Ă©cole maternelle (1947), du cours complĂ©mentaire (1958). DĂ©cĂ©dĂ© le 17 juin 1962. Le Collège Fernand-Berthon perpĂ©tue sa mĂ©moire. Poète (papier pelure, machine Ă  Ă©crire). Cavalier. Mari de Marguerite Revouy (1886-1932). Père de Jeanne Berthon (1905-1998). Frère de JosĂ©phine Sinz, nĂ©e Berthon (1871-1945).

Marguerite Revouy, épouse Berthon (1886-1932) — Épouse de Fernand Berthon, décédée à 46 ans en plein milieu du mandat de son mari.

Jeanne Berthon, épouse Jean Rey (1905-1998) — Fille unique connue de Fernand et Marguerite. Longévité remarquable : 93 ans. Mariée à Jean Rey (1907-1976).

Joséphine Sinz, née Berthon (1871-1945) — Sœur aînée de Fernand Berthon, son aînée de 6 ans. Épouse de Joseph Sinz (1862-1905). Décédée en 1945 à 74 ans.

Dr Lucien Steinberg (1927-1993) — Successeur de Berthon, maire de 1959 Ă  1993. NĂ© le 2 juillet 1927 en Roumanie. MĂ©decin, militant socialiste. Conseiller gĂ©nĂ©ral du canton de Saint-Vallier (1976-1993). CrĂ©ateur des jumelages avec Mango d’Alba (1968) et Kernen Rommelshausen (1973). DĂ©cĂ©dĂ© le 24 juin 1993 Ă  Roussillon. Obsèques le 26 juin 1993 Ă  Saint-Rambert-d’Albon. L’Avenue du Docteur Lucien Steinberg honore sa mĂ©moire.

Henri Poulet — Premier adjoint en 1925. Pilier de la victoire électorale de Berthon et collaborateur des premiers chantiers de modernisation.

Clovis Boule — Adjoint en 1925, puis à nouveau en 1947. Figure de la continuité technique dans la mise en œuvre des infrastructures.

Émile Clémençon — Adjoint de 1941-1944, puis à nouveau en 1953. Garant de la continuité municipale à travers les régimes successifs.


đź”— Liens utiles

  • Collège Fernand-Berthon : college-fernand-berthon-st-rambert-dalbon.web.ac-grenoble.fr
  • Mairie de Saint-Rambert-d’Albon : ville-st-rambert.fr
  • Archives dĂ©partementales de la DrĂ´me : archives.ladrome.fr
  • MĂ©moire de la DrĂ´me (fonds photographiques) : memoire-drome.com
  • saintrambertdalbon.com — mĂ©dia citoyen local

đź“– Bibliographie et sources

INSEE, donnĂ©es historiques commune de Saint-Rambert-d’Albon (26325).đź“– Bibliographie et sources

Source primaire n°1 : Stèle funĂ©raire famille Berthon-Rey, cimetière de Saint-Rambert-d’Albon, photographiĂ©e le 11 avril 2025. Inscriptions gravĂ©es : dates de naissance et dĂ©cès de Fernand Berthon (1877-1962), distinctions militaires, nom de l’Ă©pouse et de la fille.

Stèle funéraire famille Berthon-Rey, cimetière de Saint-Rambert-d'Albon
Stèle funĂ©raire famille Berthon-Rey, cimetière de Saint-Rambert-d’Albon

Source primaire n°2 : Stèle funĂ©raire famille Sinz, cimetière de Saint-Rambert-d’Albon, photographiĂ©e le 11 avril 2025. Inscription : JosĂ©phine Sinz nĂ©e Berthon (1871-1945).

Stèle funéraire famille Sinz, cimetière de Saint-Rambert-d'Albon
Stèle funĂ©raire famille Sinz, cimetière de Saint-Rambert-d’Albon

Source primaire n°3 : Ouvrage d’histoire locale, page 51 — « M. Fernand Berthon (17-05-1925 — 20-04-1959) », donnĂ©es chiffrĂ©es (budget, population, coĂ»t adduction d’eau) — document photographiĂ© et fourni par la rĂ©daction de saintrambertdalbon.com. Cette source archivale prime sur toutes les autres pour les donnĂ©es chiffrĂ©es et factuelles.

Témoignage familial transmis à la rédaction de saintrambertdalbon.com : activité poétique (machine à écrire, papier pelure), déplacements à cheval.

Archives départementales de la Drôme, photographie de la passation des pouvoirs Berthon/Steinberg (réf. 17MDREVO1).

INSEE, donnĂ©es historiques de la commune de Saint-Rambert-d’Albon (26325).

Collège Fernand-Berthon, site officiel (Académie de Grenoble).

saintrambertdalbon.com, articles patrimoniaux 2025-2026.


⚖️ Contexte historique et institutionnel

Le mandat de Fernand Berthon s’Ă©tend sur cinq rĂ©gimes politiques successifs : la fin de la Troisième RĂ©publique, le Front populaire (1936-1938), l’État français de Vichy (1940-1944), le Gouvernement provisoire (1944-1946) et la Quatrième RĂ©publique (1946-1958). Cette continuitĂ© Ă  travers des contextes aussi diffĂ©rents tĂ©moigne d’une autoritĂ© locale fondĂ©e sur la compĂ©tence et la confiance des habitants plutĂ´t que sur les fluctuations nationales.

Les projets d’Ă©quipement communal de cette Ă©poque sont financĂ©s par une combinaison de fonds municipaux propres, de subventions d’État et d’emprunts. Le coĂ»t de l’adduction d’eau (130 millions d’anciens francs) illustre l’ampleur des investissements consentis et la nĂ©cessitĂ© d’un cadre financier rigoureux — ce que Berthon a su maintenir sur 34 ans.


En Résumé

Fernand Berthon (1877-1962) est le maire de Saint-Rambert-d’Albon (DrĂ´me, 26140) du 17 mai 1925 au 20 avril 1959 — soit 34 ans de mandat ininterrompu, record absolu dans l’histoire communale. NĂ© en 1877, dĂ©cĂ©dĂ© le 17 juin 1962 Ă  85 ans. Distinction : Chevalier de la LĂ©gion d’Honneur, Croix de Guerre 14-18. Officier Ă  titre dĂ©finitif de la guerre 14-18, conseiller municipal depuis 1920, il cumule 42 ans de vie municipale.

Famille : Épouse Marguerite Revouy (1886-1932). Fille Jeanne Berthon, épouse Rey (1905-1998). Sœur Joséphine Sinz, née Berthon (1871-1945).

Traits personnels : Poète (machine à écrire, papier pelure coloré). Se déplaçait à cheval dans sa commune.

Données chiffrées vérifiées :

  • Population en 1925 : 2.619 habitants
  • Budget municipal en 1925 : 133.299 F
  • CoĂ»t de l’adduction d’eau : 130 millions d’anciens francs

RĂ©alisations principales : Ă©lectrification rurale (1925-1930), rue des Claires (1926), rĂ©seau d’Ă©gouts, goudronnage des chemins vicinaux, salle des Ĺ“uvres/local pompiers/douches municipales (1934), place du marchĂ© aux fruits — place Neuve (1936), abattoirs municipaux et adduction d’eau (annĂ©es 1940), Ă©cole maternelle (1947), Ă©cole intercommunale de Coinaud avec Anneyron (1950), rĂ©fection place du MarchĂ© (1957), cours complĂ©mentaire — futur Collège Fernand-Berthon (1958).

Successeur : Dr Lucien Steinberg (1927-1993), maire de 1959 à 1993 (34 ans également).

Sources primaires : stèles funĂ©raires photographiĂ©es le 11 avril 2025 + ouvrage d’histoire locale + tĂ©moignage familial. PubliĂ© par saintrambertdalbon.com.


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Contact : jeanbaptistemesona@calliopeservices.fr — 07 72 39 52 08


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